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Covid-19 et ses conséquences sur la protection et la bonne nutrition de l’enfant: Deux experts satisfaits des interventions de l’UNICEF en Rdc

La situation actuelle affectant la bonne nutrition de l’enfant et le mettant en position d’insécurité et de contamination probable à la Covid-19, a nécessité l’intervention du Programme des Nations Unies pour la Protection de l’Enfant (UNICEF) qui s’est impliqué dans l’élaboration et la mise en œuvre de la réponse ‘’Protection de l’enfance à la Covid-19’’. Reçus dans un plateau d’émission télévisée, le lundi 31 août dernier, Florent Boto et Rosette Tiende, respectivement Spécialiste de Protection de l’enfant et Chargée de Nutrition à l’UNICEF, ont démontré l’apport de l’intervention de cet Organisme du système de l’Onu.

Qu’est-ce qui justifie la motivation de l’intervention de l’UNICEF dans cette lutte contre la Covid-19 ? Pour répondre à cette question, Florent Boto pense qu’elle résulte du constat de son apport consenti dans la protection et la nutrition de l’enfant à la lutte contre l’épidémie d’Ebola, dans la partie Est du pays. Rappelant que l’épidémie d’Ebola continue son périple même en pleine période de Coronavirus, Florent Boto explique que l’UNICEF a recruté et engagé des relais communautaires qui ont assumé des fonctions d’‘’agents psychosociales’’. Leurs missions étaient, d’appuyer les efforts des agents nationales de la santé en leur fournissant tout renseignement sur les besoins réels des contaminés d’Ebola, de les soigner équitablement et de prendre en charge leurs ménages, en particulier les enfants, en s’occupant principalement de l’aspect protection et nutritionnel.

Sur base de cette expérience ayant produit des résultats satisfaisants, renchérit-il, l’UNICEF a doté au ministère des Affaires Sociales des mêmes agents ‘‘psychosociales’’ dans l’objectif de renforcer le travail social et d’allier les deux expertises qui ont abouti à des résultats probants.

Les bénéficiaires de ce programme, poursuit Florent Boto, constituent l’ensemble d’enfants et particulièrement, dans le contexte du Coronavirus, ceux qui sont abandonnés à leur triste sort et exploités. Dans cette catégorie, il a cité les enfants enrôlés par des miliciens et rebellions, capturés et exploités comme esclaves sexuels, rejetés par leurs géniteurs et tant d’autres.

Abordant l’aspect d’enfants de rue, le Spécialiste de Protection de l’Enfant a précisé qu’il y a eu une prise de contact entre les travailleurs sociaux des Affaires Sociales et les leaders de rue, autrefois membres de cette catégorie, pour subvenir aux besoins des démunis et solliciter auprès des familles d’accueil de l’hébergement pour eux, suite à des restrictions d’accueil d’orphelinats craignant propager et contaminer le Coronavirus dans leurs établissement.

Pour pérenniser ces travaux louables, Florent Boto plaide pour la cause des travailleurs sociaux afin d’être soutenus et promus par le Gouvernement national. Après la Covid-19, il faudrait bien inspecter et résoudre d’autres conflits et maux sociaux.

Quid du programme du LANJE et Covid-19

En ce qui concerne l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, «LANJE», Rosette Tiende explique son importance dans la mesure de son intervention dans la prévention et la lutte contre la malnutrition, subdivisée d’ailleurs en différentes sortes : chronique, aigue, sévère et par carence.

 

Pour la RDC et en période de Covid-19, ce programme a démontré son efficacité dans la réduction ou limitation des effets et impacts de la pandémie sur l’augmentation de la prévalence de la malnutrition. Appuyé par des partenaires, dont le ministère national de la Santé au travers du Programme National de Nutrition (PRONANUT), les efforts consentis ont été axés au renforcement des interventions de nutrition du nourrisson et du jeune enfant.

Dans ses dires, Rosette Tiende a soulevé l’impossibilité d’une quelconque transmission du Coronavirus par voie du lait maternel. Par conséquent, relativement aux dispositions sanitaires, il est préconisé aux femmes allaitantes de donner, en toute liberté, le lait maternel aux nourrissons et de respecter scrupuleusement les gestes barrières (port du masque, lavage des mains avec savons…).

Egalement, dans la même perspective des recommandations sanitaires aux femmes allaitantes, l’UNICEF s’est impliquée dans la campagne de sensibilisation par le canal des médias sociaux, de la presse locale, des renforcements des capacités du personnel de santé affecté dans différents hôpitaux et des relais communautaires. Ce programme, a-t-elle conclu, est appliqué dans la Ville-province de Kinshasa et d’autres provinces où l’UNICEF a des interventions de nutrition.



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